Poème du jour
Publié le 11 Février 2013
Agueusie sans perte de goût sur les bas-côtés de la route
Je cours
goudron enfoncé et jonquilles
intoxication de primevères
la route
moyen et but, destination
et transport
alpha oméga et
toutes les autres lettres
de tous les alphabets.
Je cours
le temps prend vie / prend forme
se déforme et reforme
ma vie
de l’herbe à vache sur
les bas-côtés de mon esprit
c’est de l’alpage garanti
au niveau de la mer
zéro absolu sur l’échelle muette.
Je cours
chéris le silence des absents
la beauté sauvage
celle qu’on emprunte avant
de la rendre à personne
dans un état
proche de la béatitude.
Je cours
traversée de chemin de route
de territoire de continent
un pied un mètre un pays
sur les bornes colorées
expirent mes souffrances
passée la ligne d’horizon
une nouvelle demeure.
Je cours
sans retour possible ni voulu
vers ailleurs vers demain
la suite du voyage
c’est ici
et la finalité
c’est maintenant.
(24 mars 2010)